Mercredi 07 janvier 2009
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Le débat fut plus qu’animé cet après-midi dans la nef du Palais de Tokyo. Sur le thème « Déontologie et dialogue : l’éthique au service de la publicité, l’exemple de la cosmétique », Alain Grangé-Cabane (Pdt de le Fédération des industries de la parfumerie), Monique Wahlen (directrice générale en charge des stratégies et des contenus Draft-FCB) et Jean-Pierre Teyssier (Pdt du BVP) ont largement discouru sur la question. Quelques phrases sont sorties du lot : - A propos de l’auto-régulation du secteur, entre créativité et rêve versus recommandations du BVP : Alain Grangé-Cabane : "Les consommateurs sont prêts à gober n’importe quel bobard mais cela dépend d’où ça vient et que cela comble leur désir de sécurité [des produits, NDRL]". Monique Wahlen : "Quelle était la question ? Evidemment cela entraine des contraintes. Economiques, puisque l’exercice devient plus difficile et que les créatifs travaillent plus, cela induit notamment des coûts horaires plus importants. Par ailleurs, ce n’est pas facile pour un créatif de voir son idée retoquée. Mais l’exercice intellectuel en devient beaucoup plus intéressant, de même pour les campagnes qui en sortent". - A propos des réglementations publicitaires concernant le secteur de l’hygiène-beauté : Jean-Pierre Teyssier : "Le secteur de la cosmétique est celui qui possède la législation la plus légère en matière de publicité. Les consommateurs demandent qu’on leur prouve la véracité des allégations des produits, ils demandent aussi beaucoup plus d’information et de sécurité ». Monique Wahlen : "Les consommateurs sont plus matures que l’on ne croit. Ils ne sont pas prêts à avaler n’importe quoi, tout le monde aime se laisser séduire !". - A propos de la publicité réalisée par le secteur : Jean-Pierre Teyssier : "On nous demande des conseils avant la diffusion de certains spots, et 50% d’entres eux sont modifiés après cet entretien. Mais la publicité émanant du secteur hygiène-beauté a été très respectueuse en 2007, vu que sur 900 plaintes l’année dernière aucune ne portait sur les cosmétiques".